Avez-vous entendu parler de la carte carbone ? Personnellement, c’est par pur hasard que j’en ai découvert l’existence. Et pourtant, c’est un dispositif aujourd’hui volontaire mais qui pourrait tôt ou tard nous être imposé.
La carte-carbone est en fait un dispositif de paiement (adressé aux particuliers), qui intègre une dimension "carbone" et fonctionne comme une carte de crédit en comptant et décomptant des points carbones selon nos actes de consommation. Ainsi, selon ce principe de « crédit carbone », les moins pollueurs pourraient par exemple revendre leurs « points » aux plus pollueurs.
Officiellement, ce type de dispositif vise à contribuer à la diminution des émissions de gaz à effet de serre par les individus, en orientant leurs choix de consommateurs vers des produits (objets ou services) ayant la plus faible empreinte environnementale et/ou énergétique possible. Mais il existe plusieurs types de cartes carbones. Certaines sont destinées aux émissions personnelles de gaz à effet de serres et s’inscrivent (bien que cela ne soit pas le cas de toutes) dans une logique caritative et/ou de compensation tandis que d’autres : les cartes vertes ; sont moins ciblées et proposent à leurs « détenteurs » de verser un peu d'argent à une ONG environnementale œuvrant pour la cause écologique, avec la possibilité de choisir à quoi doit servir l’argent versé (reforestation, capture ou stockage de carbone, recyclage…).
Après le protocole de Kyoto, certaines ONG ont été crées pour tester, avec des volontaires, la mise en place d’un tel système. Mais il faut dire que le sujet fait franchement polémique. Fortes réticences d'une partie du monde industriel, bancaire et politique, et mal perçue par les citoyens qui la voient comme une intrusion dans leur vie privée, la carte carbone est encore loin de faire légion.



Car l'homme est homme et maître de son destin.
Rédigé par : Nike Shox Basketball | 16 fév 2011 à 09:57